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LES AUTEURS

J’ai terriblement envie de raconter des histoires d’aujourd’hui. Je veux montrer et faire parler des personnages de notre époque : ceux que nous croisons dans la rue, au travail, ceux que nous découvrons dans les médias… Tous ces personnages aux visages familiers, qui nous ressemblent, que nous croyons connaître et que nous allons découvrir sur scène, devant nous et pour nous. J’aime travailler sur les problèmes et les interrogations de notre temps. Ayant envie d’être à l’origine de mes spectacles et au plus près de mes sujets, j’ai besoin de m’impliquer directement dans les écritures, tout en respectant et préservant l’identité et l’originalité de chacun de mes auteurs. Je collabore avec mes auteurs comme un cinéaste avec ses scénaristes. Pour moi, le duo Auteur – Metteur en scène m’est nécessaire et la complicité artistique et amicale avec chacun m’est capitale.

Claude COGNARD

Je dois à ma mère, l'amour des mots, des phrases…

Elle a vécu avec pour objectif de permettre à ses enfants de recevoir l'éducation qu'elle n'avait pas eue. Très jeune, j'ai « empilé » des lettres sur des cahiers à carreaux, puis des mots et enfin des phrases, si bien que je suis arrivé au cours préparatoire comme un extra terrestre qui savait lire et écrire. Finalement, que savais-je réellement ?

Rien, évidemment ou si, peut-être avais-je appris que derrière chaque mot pouvait se cacher une émotion, de l'amour, de la passion, un état fusionnel, un lien avec ma mère…Que les mots possédaient un pouvoir, qu'ils contenaient une force.

J'ai commencé à les éplucher, à les décortiquer jusqu'à ce qu'un nouveau mot surgisse, différent, plus riche, plus noble. Mes professeurs de français et d'anglais criaient au génie, tandis que les autres professeurs, me traitaient de fumiste. Ils avaient raison…J'étais un fumiste ! Moi, il y avait longtemps que je ne reconnaissais dans les chiffres, dans l'histoire ou la géographie qu'une perte de temps.

J'ai commencé à écrire très jeune, des romans, puis des pièces où curieusement, je mettais en scène la mort et la vie, le passé et le futur, le conscient et l'inconscient, l'amour et la haine etc.… J'écrivais des lettres à mes petites amies que je noyais dans un romantisme poétique désuet.

Je n'ai jamais abandonné ma plume d'auteur et l'arrivée d'Internet m'a permis de rêver que j'étais en train de devenir l'auteur que je n'avais jamais été. J'ai écrit trop rapidement plusieurs romans que j'ai publié trop rapidement aussi.

J'ai croisé la route de NICOLAS NOREST, metteur en scène. Pas une seconde, moi qui griffonnais des textes depuis des lustres, je n'avais imaginé qu'écrire, imposait de se conformer à une discipline … Oui, il me fallut lutter contre moi-même pour admettre qu'il ne suffisait pas de laisser sa plume baver sur une feuille blanche ou ses doigts courir sur un clavier pour que naisse une pièce solide, une pièce à laquelle d'autres, mes semblables me feraient l'honneur d'assister.

J'avais tort !

Grâce à Nicolas Norest, j'ai découvert les règles incontournables de la dramaturgie, ces règles qui ont fait le succès de nombreuses comédies depuis Sophocle.

Une comédie, un drame, ne s'improvisent pas, ils nécessitent une préparation minutieuse, comme le nécessite un mécanisme d'horlogerie. Rien n'est laissé au hasard, ni dans l'art de produire des idées, ni dans la manière de construire des personnages. Si vous modifiez un seul rouage, c'est tout l'engrenage complet qui est perturbé. Par contre, si avec patience, par étapes successives, avec l'aide de votre directeur littéraire, vous pesez, mesurez, taillez chaque élément de votre comédie alors les rouages s'actionnent, les engrenages s'animent …

Écrire une comédie, c'est aussi se plier à des exigences de temps, de lieu, de personnages… Vous allez devoir tenir compte de paramètres managériaux, de contraintes économiques, politiques …

Et à ce moment-là, vous aurez peut-être atteint votre but…

Pourquoi peut-être, me direz-vous ? Eh bien, parce qu'une pièce vit.

Entre les mains du metteur en scène et de l'acteur, elle révèle des points forts ou des insuffisances, et alors que vous avez déjà écrit et réécrit, vous devez encore la peaufiner, car le travail de l'auteur ne s'arrêtera qu'une fois le public satisfait.


Jean-Pierre MARTINEZ

Auteur de théâtre, et aussi scénariste pour la télévision.

Pour le petit écran, il a écrit une cinquantaine d'épisodes de séries (Avocats & Associés, Le Cap des Pins, Studio Sud, Extrême Limite, La Vie devant Nous, La Dernière Réserve, Groupe Munoz, Cellule H51...).

Pour la scène, il a écrit cinq comédies : Café des Sports (créée au Théâtre Roublot à Fontenay-sous-Bois en juin 2002), Come Back (créée au Café-Théâtre Le Rigoletto à Paris en mars 2006), Elle et lui , sa première mise en scène, au Théâtre Darius Milhaud.

Strip Poker et Miami Playa (divers projets en cours).

Jean-Marie LARONZE

Je suis devenu auteur par passion…et par hasard. Passion car j’ai toujours aimé écrire. Le hasard car rien ne me prédisposait à écrire des pièces de théâtre. Après des études scientifiques, je suis devenu comédien. Changement radical de profession qui m’amena à rencontrer des romanciers, des auteurs de théâtre et des scénaristes. Un évidence vint à moi: au lieu de dire les textes des autres, pourquoi ne pas écrire les miens. J’ai commencé par un court métrage. Un ami comédien a lu mon court métrage. Il m’a alors demandé d ’écrire un one man show pour lui. Et ainsi de suite , on me proposait d’écrire pour d’autres projets. On m’emmena même à Montréal pour développer un concept de série télé. Je rencontrai Nicolas Norest à ce moment. Je fus pris dans une de ses mises en scène et lui parlai de mes projets d’écriture en cours. Il les lut et me proposa d’écrire une comédie qu’il pourrait mettre en scène. Je lui proposais plusieurs sujets d’actualité. Il en retint deux. Une vraie collaboration auteur - metteur en scène se mit en place. Il m’apprit à synthétiser mes idées et à structurer une pièce. En plus du metteur en scène, il joue le rôle du directeur littéraire et vous amène vers une construction dramatique efficace. Nicolas Norest forme ses auteurs à l’écriture dramatique sans les formater. L’auteur n’écrit que des thèmes qui l’intéressent. La personnalité de l’auteur doit transparaître et pour cela, l’auteur doit être libre. Un jour, je travaillais avec Jean-Claude Brialy qui me dit: « Pour créer, il faut vivre. Un comédien, un auteur ou un peintre retranscrit la vie. S’il ne vit pas, il n’a rien à dire. » C’est exactement ce qui a séduit Nicolas Norest dans mon écriture: mon travail est basé sur la vie et sur mes expériences. Je trouve mes idées en voyageant loin. Je peaufine ensuite mes personnages et mes dialogues en observant mon quotidien.


Marc JULIEL

Mon goût pour l’écriture devait être congénital puisque, dès l’âge de six mois, armé d’un feutre et d’un bloc-notes, je laissais aller mon imagination débordante… sur la table de la salle à manger.

Plus tard, je commençais sur les bancs de l’école une carrière de « nègre », chargé par mes condisciples (généralement plus costauds) de traduire à l’encre indélébile sur les murs des toilettes l’opinion, souvent tranchée et assez peu académique, qu’ils avaient de l’institutrice. Plus tard encore, je percevais mes premiers droits d’auteur, sous la forme de carambars, en couchant sur le papier, en rimes et en alexandrins, leurs sentiments, déjà plus policés, pour la fille du prof de maths. C’est sans doute à cette époque, face à l’hilarité que déclenchait ma « littérature » chez la belle honorée, que je pris la mesure de toutes les potentialités comiques de l’écriture.

Au lendemain de mes études (littéraires, bien sûr), parallèlement à une vie de fonctionnaire, j’entamais une carrière d’auteur clandestin, faisant feu de tout bois pour laisser courir une plume infatigable et follement éprise de liberté : sketches, nouvelles, chansons, jeux… Mais, à l’exception de quelques écrits (discours, articles de presse…) pour des personnalités publiques, toute cette production était, par pudeur autant que par manque de confiance en moi, vouée à garnir les cartons de mon grenier.

Jusqu’au jour où, presque par hasard, je participai à deux concours d’écriture de textes de chansons. Je reçus un prix pour l’un et fut finaliste du second. L’auteur en moi sortit de la clandestinité et tout alla très vite. Après l’édition de quelques chansons, le virus de la comédie me poussa, en 2005, à écrire ma première pièce de théâtre que j’adressai à Nicolas NOREST. Il n’en voulut pas (et aujourd’hui je comprends pourquoi…), mais il me donna ma chance. C’était déjà énorme.

Avec lui, je fis de véritables travaux pratiques. Grâce à lui, je sais désormais qu’une pièce de théâtre n’a rien à voir avec un long sketch.

D’abord, une pièce de théâtre, cela ne se regarde pas : avant tout, cela se vit, cela se ressent. Ses vrais héros ne sont pas des personnages : ce sont des idées et des émotions. L’intrigue et les personnages (et à travers eux les créateurs : auteur, acteurs, metteur en scène) ne font que les servir en invitant le spectateur à y réagir et à les partager.

De même, une pièce de théâtre, cela ne s’écrit pas : avant tout, cela se construit. Les dialogues, qui semblaient si importants à mes yeux d’apprenti dramaturge, ne viennent qu’à la fin. Ils sont collés à l’intrigue et au propos. Ce n’est pas l’histoire qui les sert, ce sont eux qui servent l’histoire.

C’est pourquoi l’écriture théâtrale ne s’improvise pas. Elle s’apprend. Et Nicolas NOREST est un maître (dans les deux sens du terme) en « meccano » dramaturgique. Quelques mois après le début de notre collaboration, nos deux premières pièces étaient jouées, et semble-t-il appréciées, par de grands noms du théâtre que je n’aurais jamais imaginé approcher. Tout le mérite lui en revient.


Vous êtes auteur et vous souhaitez faire lire un texte ou proposer un projet à Nicolas Norest,
adressez lui par mail :accueiltextesetprojets@nicolasnorest.com

 

 


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